dimanche 19 juin 2011

Deux jours en trishaw

Après avoir pris un énième autobus de nuit (c'est-à-dire sommeil mouvementé, mais économie de temps!), nous sommes arrivés à Mandalay à 5h du matin. Mandalay est probablement la ville la plus riche du myanmar, à cause des investisseurs chinois qui s'intéressent au jade et à l'or qui s'y trouvent en grande quantité.

Après une petite sieste, on sort dans la rue en quête d'une place pour faire faire notre lavage. On ne trouve pas et voilà qu'un bon samaritain parlant bien anglais nous offre son aide. Il faut savoir qu'ici au Myanmar, les gens sont très chaleureux et cherchent toujours à nous aider, seulement c'est parfois dur de se comprendre. Il nous amène donc au fin fond d'une ruelle où se trouve le commerce de lavage (fait à la main, très peu de machine au Myanmar, ainsi c'est plus dispendieux qu'en Thaïlande et au Laos). Ensuite, il nous offre ses services de guide et de conducteur de trishaw, c'est-à-dire un vélo modifié pour avoir deux sièges pour passagers.

On accepte (8000 kyats pour la journée) et finalement ça se trouve être un si bon investissement que nous le reprenons le lendemain! En effet, le gars est super sympathique, il sait somme toute très bien parler anglais malgré son accent parfois dur à comprendre et il sait pleins de trucs sur les places intéressantes à visiter. Il nous questionne sur nos intérêts et nous propose par la suite des places. Et aussi, il connaît les astuces de touristes. Comme par exemple de nous faire entrer par une porte différente pour un temple, gratuit versus 10$ à l'entrée principale. Ou encore de nous amener à un temple-copie, l'exacte copie d'un temple célèbre le prix en moins.



Sinon, on lui a fait part de notre envie de manger local (parce que c'est beaucoup plus compliqué qu'on l'aurait pensé, avec les millions de restaurants pour touristes qui sont les plus en vue) et il nous a amené dans des places supers! On a ainsi pu manger assis à terre sur des tables basses avec une dizaine de petits plats de nourriture parfaitement locale sur la table pour presque rien, comme on en rêvait depuis longtemps. La nourriture birmane est très grasse et à mon bonheur, peu épicée. Beaucoup de patates, de légumes, beaucoup de riz aussi et quelques petits morceaux de viandes marinant dans des bouillons différents. Chaque fois qu'on en mangé c'était délicieux. Vraiment meilleur à notre avis que la nourriture typiquement thai ou lao! Et c'est drôle, parce qu'il avait l'air vraiment surpris qu'on veuille aller manger dans des places birmanes... Ah et anecdote de souper: on va manger dans un restaurant shan (ethnie du nord du myanmar) et des birmans d'origine népalaise nous convient à leur table, ce qu'on s'empresse d'accepter. Ils sont super gentils et ça s'adonne qu'un d'eux se présente comme un poète déconstructiviste. Et ça finit qu'il insistent pour nous payer le repas! C'est fou, je ne m'attendais pas disons à me faire payer le repas par des birmans au cours du voyage. Vraiment, le peuple birman est un des plus généreux et chaleureux.

Au programme des deux jours : visite de plusieurs temples, dont le temple avec le plus gros livre au monde (deux cents quelques pages, mais surtout ces pages font peut-être 1,5m par 1m, les écritures ne sont pas si grosses, chaque stèle (page en pierre) est sous une obole et le tout prend beaucoup de place. 

Sous chacun de ses toîts, et il y en a encore bien d'autres, une énorme stèle montre, en pali, l'histoire bouddhique.


Sinon on a aussi vu un temple des copies, où on a tenté de reproduire en miniature tous les plus célèbres monuments religieux du Myanmar. Aussi, un temple (Mahamuni) avec un énorme Bouddha tout recouvert de vrai or (le Myanmar est un très gros producteur d'or). On a d'ailleurs visité un fabrique de feuilles d'or, qu'ils utilisent pour recouvrir les statues. On s'est promené dans une fabrique de jade également. On a monté Mandaly Hill, 230m au dessus de la plaine, une très belle vue qui vaut les marches à monter nus pieds!

On est allé sur l'heure du midi le lendemain à un énorme monastère où on a besoin de bénévoles. Comme les moines ne peuvent rien acheter, ni rien demander, c'est aux gens de l'extérieur de venir sur l'heure du midi pour leur offrir la nourriture. Nous étions en charge d'un panier de bananes. On pensait prendre ça relaxe, mais finalement ça roulait assez vite merci! Si on ne suffisait pas à la tâche, certains d'entre eux passaient sans avoir leurs fruits. C'est que les moines ne sont pas supposés s'arrêter. Quoique certains malcommodes ralentissaient clairement devant les stations de nourriture. Mais il faut les comprendre, c'est leur dernier repas de la journée!

Ensuite, nous sommes allés au pont Bein, pont de bois de 1.2km (le plus long fait en teak) vieux de deux cents ans. Splendide paysage! La mer est vraiment belle, c'était paradisiaque. On l'a marché tranquillement. En revenant du pont, un de nos pneus a crevé. Ça nous a ainsi donné l'occasion d'essayer les vrais bus de ville(où on est entassé comme des sardines, rien de comparable avec les bus du RTC aux heures de pointe...) accompagnés de notre guide (c'est que c'est impossible d'y aller par nous-mêmes, il faudrait déjà connaître les trajets et tout se dit en birman). De retour à l'hôtel, le temps qu'il aille changer son pneu, nous décidons d'aller manger une crème glacée. Mauvaise idée, ce n'était pas fameux... Surtout celle à Pier-André, au durian, c'est-à-dire le fruit qui empeste. Il a eu le pauvre (en fait, j'écopais aussi) mauvaise haleine jusqu'au lendemain matin malgré toute tentative de sa part de se la rafraîchir.


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