mardi 31 mai 2011

Trek 2 hyper trek

Nous voilà revenus de notre deuxième trek. Celui-ci d'une durée de 3 jours une nuit et un peu plus éprouvant que le dernier. Disons qu'il était moins bien organisé,  que les guides étaient moins badass et un peu moins amicaux. (Notre guide se promenait nu ventre en espèce de boxers en fumant des clopes... come on...) Et que Marie-Pier a passé deux jours à être malade. Disons que son estomac a fait connaissance avec la flore bactérienne thailandaise. La pauvre, l'estomac constamment dans les talons, devait marcher  des 4-5 heures dans les montagnes. Les hauts et les bas des côtes reflétaient l'état de son énergie.

Le trek avait le mérite d'être un peu plus authentique. Nous couchions dans de véritables villages (quand on parle de villages, on parle encore de 4-5 maisons au fond de la jungle) avec des tribus qui ne parlent pas thai et qui fument de l'opium dans leur coin. La balade en éléphant, plutôt que sur un terrain vague comme la précédente, se déroulait au milieu de la jungleé Les éléphants n'avaient pas de conducteurs et se rendaient tranquillement vers le bout du chemin, en se permettant des détours dans le bois, pour manger du bambou, en ne pensant guère plus à nous sur leur dos qu'on peut penser à un sac à dos lorsqu'on marche. Attention à l'arbre! Le rafting sur un radeau de bambou était guidé par nous même, c'était du sport.



Sinon, nous avons fait le trek accompagnés par 3 anglais à l'accent très fort, super sympathiques et malcommodes. L'un d'eux vient en Thaïlande au 4 mois depuis 3 ans et s'y connaît pas mal. Ils nous a appris beaucoup sur la face cachée du pays. Celle qui ne s'ouvre pas à nous au premier regard. Par exemple, il a des amis ladyboy. À ce sujet, si vous pensiez que la Thailande était douce et ouverte avec ses transgenres, détrompez-vous. Ils sont le sujet numéro un des blagues et des insultes. Nos blagues de ''fifs'' ou de ''tapettes'' les accottent à peine. Aussi, comme ils ne peuvent pas changer de sexe légalement, leur apparence les empêche de quitter le pays. Quand t'as des seins et tout l'appareil féminin et que ton passeport dit masculin... C'est dur pour le douannier de te prendre au sérieux. Pourquoi y'en a-t'il tant en Thailande? Parce que de un, être simplement gay en Thailande est un phénomène récent. Aimer les hommes veut dire dans la psyché thailandaise que tu es une fille. Autant tout changer! La deuxième raison, c'est parce que dans les familles pauvres qui n'ont pas de filles on transforment un des fils en fille pour qu'il puisse se prostituer et rapporter de l'argent à la famille... Ouin... Boff. La discrimination envers les ladyboy (gatooie en Thai) est très grande, et la prostitution est pas mal le seul travail qu'ils trouvent.

Notre ami anglais connaît aussi les spots ou la loi devient plus floue. Il paraît qu'au Cambodge, on peut payer 300$ pour tirer un missile bazooka sur une vache ou 600 dollars pour avoir le droit de tirer une balle de pistolet à travers une foule de sans-abris volontaires qui courent... C'est pas le lonely planet qui va t'apprendre ça... Amateur de la chose, il connaît les endroits au la guerre anti-drogue de 2003 n'est pas encore passée et se débrouille très bien en Thai. Il m'a appris quelques notions.¸

Hier soir, nous sommes allés manger dans un dé-li-cieux restaurant. C'était rempli à craquer de Thai. La formule est pourtant simple. Je me demande pourquoi ça n'existe pas à Québec. À chaque table un petit poele à raclette est disposée. On s'assoit après avoir choisi des petits bacs de viande (on paie du bac) et on fait cuire sa viande.

Le monastère n'a plus de place avant que nous ne partions pour le Myanmar.... Mais c'est le truc que Marie-Pier voulait le plus faire... Ainsi, on change nos plans. Ça devient plus en zigzag. Nous reviendrons en Thailande por la méditation. D'ici, là, tant qu'à être à Chiang Mai, à côté (3 jours de route, un jour de bus, la douane, 2 jours de bateau) du Laos. Nous irons y faire une saucette en attendant notre avion birman! Je ne sais pas si nous pourrons réécrire d'ici Luang Prabang, dans 3 jours.

vendredi 27 mai 2011

Premier trek du voyage (et certainement pas le dernier!)

Bonjour à tous, nous revenons d'un trek de deux jours dans le Nord de Chiang Mai. Ah, deux petits jours seulement et on a tant fait et découvert! D'abord, le guide et le chauffeur viennent nous chercher à 9h30 à notre hotêl. Ils avaient dit 8h30, mais ici les retards sont coutumes. On s'est donc inquiété pour rien ce matin,, vaudrait mieux s'y faire tout de suite, sinon on n'a pas fini de s'inquiéter je suppose...

Première rencontre avec notre guide: à première vue je sens déjà qu'on va l'adorer. Son air badass et son écureuil de compagnie ont surement contribué à lui donner un air sympathique. Oui, vous avez bien lu, il avait un écureuil de compagnie. Sur lui! Attaché à sa chemise avec une petite corde.Et attaché à lui d'autres manières; cet homme nous a dit qu'il faisait des treks en pleine forêt 30 jours pour un jour de congé. Faut aimer son métier! Aussi, il se surnommait Abba, et sur son sac le deuxième b était inversé, comme le groupe. Sinon, son côté badass se reflétait à travers son sac d'armée, sa position de Snipers dans l'armée dans sa jeunesse sa machette attachée sur sa hanche, mais surtout son attitude. Un vrai survivor! Lors de la randonnée (4h de marche en montagne à peu près), il nous a donné plein de trucs sur comment survivre dans la forêt de Thaïlande. Ils nous a fait mangé à peu près tous les fruits et herbes qu'on a croisé qui s'avéraient comestibles. Dans ceux qu'on reconnaissait se trouvait entre autre des avocats et des lichis. Il nous pointait les trucs et disait à tout moment  «this you can eat and you will survival». Au début de la marche, il a aussi gossé des bâtons de marche en bambou pour nous les filles (nous étions 3 filles, 3 gars) avec sa machette. Il a également gossé un chapeau dans un feuille de je ne sais quel arbre pour celle des filles qui n'avait pas de couvre-chef. Il nourrissait également son écureuil tout au long du chemin. Il nous dit que c'était une bonne chose d'avoir un animal avec soi en forêt, comme ça si tu trouves un fruit que tu n'es pas certain de pouvoir manger, tu le donnes à l'animal et lui ne va le manger que s'il est comestible.
Notre guide et son écureuil

Sinon, juste avant de commencer le trek, nous sommes arrêtés visiter la tribu des long neck karen. C'était tout de même une curiosité de voir des gens qui vivent encore aujourd'hui avec de telles coutumes. Les femmes de ces tribus s'ajoutent des colliers chaque année, de sorte que leurs cous prennent des proportions énormes. Sauf que pour nous qui s'attendaient à visiter leur tribu nous avons été un peu déçus. Car en fait nous ne visitions pas leur tribu, mais bien leurs petits stands fakes. Fakes dans le genre qu'elles mimaient de confectionner elles-mêmes les nombreux foulards qu'elles vendaient, alors que chacun des stands possédait les exactes mêmes modèles. Pour l'authenticité on repassera! Mais en même c'est triste voir que tous les treks et tous les tours proposent de voir cette tribu, ça doit être gossant pour eux. Et ça ressemble plus à une exposition qu'à un village. On se demande ce qui a pu les amener là. Il  paraît que ce serait parce qu'étant une tribu, ils n'ont pas la citoyenneté et ne peuvent pas travailler, ce qui les amèneraient donc à devoir vendre leur culture...

Sinon, on a dormi le soir dans des petites huttes. Pour la simplicité et l'authentique, là on y était! On dormait sans matelas, à même le plancher d'une petite cabane surélevée, sans porte d'entrée, et à moitié sur la terre ferme. On avait tout de même des couvertures (propres?) et des toiles anti-moustiques (pour protéger de la malaria). Et les petites filles de la communauté sautaient à la corde à danser en chantant, c'était cute à voir. Sinon les poules se mêlaient au chats et au chiens, et étaient tous d'une maigreur effroyable. La ribambelle était d'ailleurs tout autour de nous lors des repas, prêts à bondir pour un simple morceau de pain...

Un chaton miniature maxi-mignon!
Sinon la journée d'aujourd'hui à été riche en activités! Nous ne savions même pas que nous avions tout cela d'inclus... En gros, on a fait une ballade sur des éléphants, on a pris un radeau de bambou pour descendre une partie de la rivière (mieux que l'amazone à Valcartier comme décor), on a fait de la tyrolienne et finalement du rafting en rapides! Rappelons-nous que l'ensemble du trek, repas inclus nous a coûté l'équivalent de 50$. On se demande comme ils arrivent à payer tout le monde, allant du guide de trek au chauffeur, en plus des différents guides d'activité. Chacune des activités était super en son genre. Monter sur un éléphant c'était impressionnant. D'ailleurs je les ai flatté et ils sont vraiment rugueux. Sinon le radeau-bambou était vraiment zen, dans un décor enchanteur. La tyrolienne était juste débile! Il devait y avoir une vingtaine d'étapes, certaines plus grosses que d'autres, certaines qui descendaient à 90 degrés et la finale au dessus de la rivière où on était attaché par le dos, les mains à l'air libre (d'habitude les mains sur notre ganse), conseillé de faire les tarzans pour les gens sur les radeaux en bas. Sinon le rafting était super aussi, bien qu'après toutes ces activités on était fatigués et peu convaincus d'en faire plus. Finalement un coup sur l'eau on a trippé!



Marie-Pier, qui vous conseille vivement de regardé du côté des treks lors de vos prochains voyages!

mercredi 25 mai 2011

Chiang Mai

C'est par un bus de nuit semi confortable que nous avons quitté Ayutthaya pour aller vers Chiang Mai. Chiang Mai était la capitale du nord de la Thailande. Il faut savoir que la Thailande n'a pas toujours été unifiée. Le nord, s'appelait jadis le royaume de Lanna. D'ailleurs, les gens du nord ne parlent pas le même Thai que les gens de Bangkok. Leur dialecte n'est même pas compréhensible pour les gens du sud qui ne l'ont pas appris. Un peu comme le mandarin et le cantonais en Chine. Chiang Mai a toujours été une ville orientée vers l'extérieur, avant, c'était une plaque tournante du commerce avec la Birmanie et la Chine puisqu'elle est au nord.

Après qu'elle ait été envahi par les Birmans puis abandonnée, elle est revenu sous la forme d'un centre touristique où les backpackers se rejoingnent avant de partir en randonnée dans la jungle qui n'est pas très loin d'ici. La ville est donc remplie de milliers d'auberges (souvent dans les mêmes prix, mais ce qu'on vous y offre diffère grandement), de restaurants d'agence de voyage qui se vantent de faire les visa le plus rapidement et d'entreprises de guide de trek, de cours de cuisine etc, etc... Il en ressort une population orientée vers le négoce, comme à Bangkok, qui cherche toujours à vous extirper une cenne de plus. Si on a de la chance, on tombe sur certaines personnes plus authentiques comme cet homme que nous avons rencontré sur le parvis d'un temple qui prend le temps de discuter avec le sourire près de vous sans chercher à vous revendre un tour ou un cours. Ça ressemble à Lijiang ou à Yangshuo en Chine. Ça porte à se questionner sur l'impact du tourisme. Est-ce que c'est bon, est-ce que c'est mauvais. Oui, ça a propulsé la ville (on parle d'un métro en 2015) et la qualité de vie des habitants mais en même temps, on dirait que ça corrompt les gens, que ça les pousse à refouler leur authenticité pour devenir des machines à argent. J'imagine que c'est un peu égoiste de ma part de vouloir des gens authentiques mais moins riches...

Assommés par notre voyage de nuit, l'autobus nous mène dans une auberge (C'était tout calculé) Nous étions sûr que c'était une arnaque, mais pourtant, les prix semblaient raisonnables, et la chambre, bien que pas très proprette. somme toute correcte. Avoir su que pour le même prix, nos autres amis québécois avaient eu un magnifique hotel, très propre et très joli, ou le personnel est on ne peut plus gentil, nous n'aurions probablement pas pris 2 nuits au Nice Place Hotel, à 300 bahts la nuit, avec son propriétaire au sourire louche, constamment en train de nous ''suggérer'' des activités qu'il pouvait nous arranger (moyennnant un certain coût, bien sûr) Mais bon! Au moins, on avait une piscine (les autres québécois aussi, mais n'y pensons plus...)

Nous avons passé la plus grande partie de notre temps à Chiang Mai à manger, dormir, se baigner et réserver nos treks dans la nature. Nous partons ce matin pour 2 jours, nous revenons un jour et nous repartons pour 3 jours. Ne vous surprenez donc pas si nous ne sommes pas très loquaces durant ce temps, nous ne sommes pas morts, du moins, jusqu'à preuve du contraire.

Nous sommes aussi allés au Tiger Kingdom, un gros point touristique. C'est cher environ 15 dollars minimum, mais, combien de fois dans votre vie avez vous touché un tigre dans sa cage? Le prix varie selon le type de tigre que vous voulez flatter. Les bébés coûtent le plus cher et les gros le moins cher. (Est-ce que c'est le risque de se faire manger la tête qui diminue proportionnellement le prix?)



Bon, on vous laisse. On doit finir de se préparer pour le trek. Nous allons marcher, faire de la tyrolienne,  rencontrer des tribus (j'espère que ça ne sera pas trop du genre ''zoo humain'') et faire de l'éléphant! À bientôt!

dimanche 22 mai 2011

Ayutthaya, enfin de l'air!

Ah comme il a fait bon de sortir de Bangkok, cette grosse ville polluée! Nous sommes arrivés hier après-midi dans cette sympathique petite ville, Ayutthaya.  Ayutthaya, ce fût la deuxième capitale de la Thaïlande (il y en eu 4, Bangkok l'est depuis 200 ans). Encore aujourd'hui, elle est ponctuée ici et là de vieille ruines du temps passé. Que l'on peut explorer. Pour quitter Bangkok, nous avons pris le skytrain (le réseau est très efficace ici, les enfants l'utilisent tous) pour se rendre à la station d'autobus Mo Chit. Prendre le skytrain à Bangkok était intéressant puisque ça nous permettait de mieux voir l'entiereté de la ville, alors que nous n'en avions visité qu'une petite partie durant nos quatre jours. La ville est constituée presque exclusivement d'énormes édifices. Ceux-ci sont disparates, ce qui donne donc un mélange de toutes sortes de bâtiments les uns à côté des autres. Mais l'ensemble est tout de même agréable à la vue.

Nous préférons néanmoins Ayutthaya, puisque nous avons de base une préférence pour les plus petites villes, plus tranquilles et pleine d'air frais à respirer. Donc, première journée et en descendant de l'autobus, nous prenons un tuk-tuk, direction la guest house que nous avions spotté dans le lonely planet: Sherwood Guesthouse, tenu par un anglais. Pour 6$ chaque par nuit, nous partageons une charmante petite chambre juste pour nous deux, avec piscine à l'extérieur. Une piscine ici c'est pas du luxe! Ou si, c'en est... Les gens ici ont très rarement accès à une piscine, même dans les hôtels elles se font rares. Et pourtant on tourne en ce moment autour de 42'C ressenti, et ça va aller en empirant. Il paraît que plus on va au Nord et plus il fait chaud, nous allons justement visiter le Nord sous peu. Autre différence, en montant vers le Nord, les gens ne parlent presque plus anglais. À Bangkok on était gâté là-dessus, mais maintenant on doit être un peu plus imaginatif, usant de mimes et d'un charabia d'anglais-français-thaï.

Aussitôt nos sacs dans la chambre, on a sauté dans la piscine pour se rafraîchir, et après nous sommes sortis pour souper. On traverse la rue et que voyons nous? Un groupe d'éléphants et leurs dompteurs!! Ici ça avait l'air plutôt banal. Seuls semblaient s'en émerveiller les enfants. Et nous.



Aujourd'hui, nous avons loué des vélos à la guest house. Quel plaisir! Ça me manquait tant de faire du vélo et voilà qu'on en fait en Thaïlande. On s'est promené tranquillement, en allant voir les ruines de temples ainsi que simplement des petites routes de campagne.

Ruines de la vieille Ayutthaya
Parlons maintenant de la chaleur. On chiale beaucoup au Québec à cause de froid et on adore l'été et son beau temps, mais il faut savoir que la chaleur peut aussi avoir ses inconvénients. Ici, du moins. C'et comme une canicule continue, qui ne s'arrête jamais. On transpire beaucoup, on doit s'acheter de l'eau constamment et en grande quantité. Pas question de boire l'eau du robinet, polluée. De toute façon une bouteille de 1.5L coûte 50 cents environ. Le pire c'est de gaspiller toutes ces bouteilles de plastiques, qu'ils ne recycle même pas. Côté peau, je me croirais au secondaire, avec tout l'acné sur le visage de Pier-André. J'ai eu quelques plaques d'eczéma pour ma part sur les bras. Et tous deux on s'en est tiré avec de beaux coups de soleil...

Dernier point, coup de coeur de la guesthouse où nous sommes. Le propriétaire et sa femme ont une très mignonne petite fille et hier soir j'avais tenté de l'amadouer, sans succès. Ce soir elle s'est dégênée et a décidé qu'on devenait les meilleures amies, me prenant par sa petite main et m'amenant partout avec elle, tout sourire.

La petite Johanne

vendredi 20 mai 2011

Capsule mode à Bangkok

Voilà, je vais tenter de faire ressortir mon côté fille pour vous faire une capsule sur la mode à Bangkok.

Ici, les filles sont généralement habillées en poupée.Il y a des froufrous sur tout, autant sur les jupes et les robes que sur les camisoles. La boucle est aussi un élément récurrent. Les couleurs sont pâles, souvent rose, beige ou mauve. Il y a aussi beaucoup de perles sur les vêtement et sur les accesssoires. Les thaïlandaises portent généralement des talons hauts, ou encore des ballerines. Enfin, les jupes et les robes sont toujours super courtes (pour les jeunes), mais les décolletés quand à eux sont presque inexistants. Bref, le tout fait qu'elles ont l'air de petites poupées en porcelaine.

La fille moyenne ici est maquillée, peignée soigneusement et habillée comme décrit ci-haut. Je voulais pour ma part m'acheter une camisole, manquant de vêtements, mais c'est impossible avec Pier-André qui trouve tout de cette mode affreux. De toute manière leurs vêtements sont plus souvent qu'autrement trop petits pour moi, qui est énorme comparé aux jeunes d'ici. Et je n'ai pas vraiment le goût d'acheter des vêtements pour dames, comme je n'ai pas vraiment le gout d'acheter des vêtements pour dames chez nous. J'avais finalement trouvé quelque chose comme une petite robe grise bien simple et cute, que même Pier-André approuvait, mais disons que j'avais deux gros inconvénients que les asiatiques n'ont pas...

Marie-Pier

jeudi 19 mai 2011

Visite a la pharmacie, conseil de voyageur et autres astuces

Après une visite en pharmacie, nous pouvons vous donner quelques conseils:

-Il ne sert a rien de stresser avant le voyage et de courir pour se procurer TOUS les articles. À Bangkok, on trouve de tout, tout, tout. Shampooings, savons, chasse-moustique, (c'est même mieux de le prendre ici lui, puisqu'il est adapté aux moustiques voraces d'ici) crème solaire. On trouve tout et c'est au même prix ou moins cher que chez nous. C'est aussi les mêmes grandes marques. J'avais le préjugé que ça allait être compliqué à trouver, comme en Chine, mais c'est beaucoup plus simple. La seule chose qu'il faut vraiment acheter, ce sont les médicaments (malaria, immodium, contre les brûlements d'estomacs) puisqu'on ne les trouve pas ici.

-Les vêtements abondent et sont très peu cher. Souvent moins de 10$ la pièce. La seule chose plus compliquée à trouver, pour les hommes, sont les chaussures. (Ils n'ont pas toujours nos pointures...)

Du côté autres astuces:

-Toujours essayer de mettre le ''meter'' sur les taxis, ça revient toujours moins cher mais les chauffeurs sont voraces et ne veulent rien savoir. Ça vaut le coup d'essayer. Sinon, négocier pour au moins 50% de rabais sur le prix original.

-Pour le visa pour le Myanmar, on nous a dit de ne pas stresser. Il faut aller à l'ambassade, en avant de l'ambassade, il y a un petit commerce ou l'on prend des photos couleurs et ou ils vous aident à remplir le formulaire.

-Il y a des guichets automatiques vraiment partout pas de crainte de tomber à sec. Emportez une carte Mastercard et une Visa. Les guichets acceptent souvent juste un ou l'autre.

-Si vous avez la dent sucrée comme Marie-Pier, ne craignez rien. On retrouve vos chocolats et vos bonbons préférés partout.

-L'auberge ETZzz est une très bonne auberge. On y loge pour pas très cher (200 bahts pour un dortoir 12 lits, 250 pour un dortoir 8 lits, 500 pour ce qu'il y a de plus cher). On peut aller sur le toît, la vue y est magnifique.

-Le Visa pour le Myanmar s'obtient très facilement. En allant à l'ambassade à Bangkok, une bâtisse barricadée beige vraiment peu hospitalière. Une petite pencarte discrète intitulée photo vous mènera une rue plus loin. Un gentil monsieur a un commerce où il prend vos photos format réglementaire, des photocopies de passeport et vous aide à remplir le formulaire (Vous économiserez si vous avez déjà vos photos et vos photocopies). Une fois cela fait, vous allez à l'ambassade et déposez votre demande qui sera traitée dans 3 jours ouvrables pour 800 quelques Bahts. Si vous voulez l'avoir le jour même c'est 1200 bahts. Ils remettent les passeports avec le visa l'après-midi, à 15h30.

Capsule culturelle, visite exhaustive du musée.

(Attention, ce message est affreusement long, vous n'êtes pas obligé de tout lire. On ne vous en voudra pas. Richard, tu voulais des détails, en v'là!)

Aujourd'hui, nous sommes allés au National Museum of Bangkok. Un coup de coeur jusqu'à présent.Bâti sur les restes d'un palace royal, le musée expose la plus vaste collection d'artefact d'Asie du Sud-Est. Les guides le recommandent pour se faire une idée de la culture sud-asiatique. C'est bien vrai! Par contre, il faut absolument y aller un mercredi ou un jeudi, dès l'ouverture du musée (9h30) puisqu'un organisme bénévole offre des visites guidés en anglais, en français, en japonais ou en allemand. Ces visites d'une durée de 3 heures sont données par des spécialistes mais surtout des passionnés qui font ça par plaisir et pour faire valoir la culture Thai. Bizarrement, les spécialistes sont tous des étrangers qui ont maintenant la nationalité thai. Notre guide, Fredric, est né aux États-Unis. Les guides sont vraiment nécessaires, le musée est très mal géré et sous-financé. Les explications sont donc dérisoires mais les artefacts sont bien là, il faut seulement un spécialiste pour nous les introduire.Le coup de coeur de Marie-Pier étaient les fresques expliquant toute l'histoire de Bouddha, de sa naissance à sa mort, en passant par son illumination. Sans explication, ces images nous auraient seulement semblé drôles ou bizarres, mais avec le guide nous avions un bon aperçu. Désolé, nous n'avons pas pu prendre de photo à ce moment, ni à aucun moment à l'intérieur des bâtiments du musée. C'est intardit! Bon, on ne va pas garder ça pour nous, sortez vos cahiers et vos crayons, on commence le cours. Note à part: On peut manger au restaurant du musée. La cuisine y est délicieuse et l'on s'en sort pour 1 à 3$ par personne.

La société


La Thailande est une monarchie parlementaire. Le roi n'a supposément aucun pouvoir sur l'assemblée mais il a un pouvoir de facto du fait que la famille royale est EXTRÊMEMENT respectée en Thailande. Ne jamais au grand jamais médire à leur sujet. Le roi pourrait donc déclencher des émeutes si le gouvernement ne faisait pas ce qu'il veut. Le gouvernement thailandais est l'un des plus corrompus au monde, de fait, il est en constant changement. Les régimes tombent et d'ailleurs, ils seront bientôt dans des élections et des mauvais partis (nous a-t'on dit) risquent de rentrer et plusieurs personnes commencent déjà à fuir le pays en prévision de ce changement de pouvoir, Verner, c'est de la petite bière. L'an passé, jour pour jour, les instabilités ont atteint leur sommet, c'était la révolte des chemises rouges et des chemises jaunes, dont on entendait parler régulièrement aux nouvelles. (Chères mamans, ce conflit s'est maintenant calmé, ne craignez rien.)

Pour essayer de mieux comprendre le conflit entre les chemises rouges et les chemises jaunes:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Front_national_uni_pour_la_d%C3%A9mocratie_et_contre_la_dictature
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tha%C3%AFlande#Politique
http://fr.wikipedia.org/wiki/Manifestations_politiques_tha%C3%AFlandaises_de_2010

D'un côté plus historique maintenant, j'en ai appris sur la péninsule indochinoise. Au départ, la péninsule était occupée par deux ethnies, à l'est les Birmans et à l'ouest les Khmer. C'est avec leur chute que ses empires se sont réduits et ont laissé la place aux autres ethnies pour former la Thailande (les peuples Tai et Mon) le Laos (des Hmongs) et le Vietnam (des chinois). Les Khmers occupent maintenant le Cambodge et les Birmans le Myanmar. Les deux plus grands empires indochinois sont maintenant les deux pays les plus pauvres du coin...

Les funérailles chez les Thais


Les Thai se font tous incinérer. Normalement, on expose un corps 7 jours puis on construit un crématorium pour le défunt. On le brûle, on ramasse les cendres et un membre de la famille arrange le tas de cendre en forme de silhouette humaine. La tête doit pointer un point cardinal que j'ai oublié. Ensuite, la même personne mélange les sens et reforme une silhouette mais cette fois, la tête pointe un point cardinal différent. Le crématorium est ensuite démonté et l'on offre le bois à des moines pour refaire d'autres bâtiments. Tout sauf un autre crématorium.

Dans la famille royale, ses funérailles prennent une proportion monstre. Il est interdit de brûler un membre de la famille royale avant 100 jours. Après lesquels on l'installe dans un énorme chariot en or massif et on le mène à un crématorium dans une procession où se joint l'armée, les moines et toute la clique. C'est entièrement codifié. Par exemple, la capsule dans laquelle on enferme le corps est couverte d'un parapluie. S'il s'agit d'un roi ou d'une reine, le parapluie aura 9 étages. Un prince, 7 et un membre de la famille royale 5.

Un exemple de funérailles royales

L'architecture


Rapidement, les temples thai respectent tous une série de code. Les temples royaux ont un dessus en dent de scie. Ces dents de scies représentent le dos des Nagas, les Dieux serpents, Dieux de la mer et représentant de la famille royale thai. Les cadres de portes du bas sont surelevés pour empêcher les fantômes (trop nonos pour enjamber un cadre de porte) de rentrer dans les maisons et dans les lieux.

Au sommet des bâtiments, on place une stufa. Une espèce de pointe qui symbolise la mort de Bouddha. Un temple n'est pas complet sans stufa.

Fait drôle, le devant du temple qu'on a vu a un parking à éléphant. Pour que le roi n'ait pas l'air fou quand il débarque de son éléphant au temple.

Notez les dents de scie, la stufa et l'inspiration indienne
Nous avons eu la chance de voir une technique de peinture extrêmement rare. Il s'agit d'une peinture d'or inversée. Le peintre peint avec de l'or une zone puis la rince à l'eau. Ce qui était en or devient vide et le vide devient en or.


Après
Avant


Finalement, les temples sont souvent ornés de sculptures en pierre qui ne sont pas reliées au bouddhisme. Ces sculptures étaient apportés par les marchands chinois qui s'en servaient pour mettre du poids dans leurs bateau vide et ainsi éviter les chavirements. Ils les donnaient aux Thai après leur avoir acheté des marchandises pour remplir leurs cales. La sculpture la plus commune est la paire de chiens gardiens. Une paire est normalement composée d'un mâle et d'une femelle. On reconnaît la femelle du fait qu'elle a un petit chiot sous sa patte. Le mâle, lui, possède une boule.
mâle
femelle



Le bouddhisme


Fredric nous a offert un magnifique exposé sur l'art bouddhiste. Le musée regorge d'artefacts à voir. Nous avons eu droit à une explication de l'évolution du bouddhisme en Thailande et à travers le monde. C'était très intéressant d'avoir une introduction à cette pensée qui a façonner une bonne partie du monde mais qui est très loin de nous. Il faut savoir que le bouddhisme pratiqué en Thailande est le bouddhisme Theravada, celui qui est le plus près des enseignements originaux de Bouddha. (Le gros bouddha souriant, c'est chinois et japonais, ça a été créé par la suite. Ici, c'est le Bouddha maigre asexué) 96% de la population de la Thailande se dit bouddhiste.

Le bouddhisme, vous le savez peut-être, descend de l'hindouisme comme le christianisme descend du judaisme. Bouddha était Indien et hindou. Ainsi, le bouddhisme respecte la mythologie hindoue, on y retrouve les mêmes Dieux et les mêmes mythes. D'ailleurs, les moines bouddhistes ne sont pas autorisés à célébrer les mariages et les enterrements, il faut pour cela un moine hindou. En fait, le bouddhisme, c'est les enseignements de Bouddha, qui ne sont pas vraiment un dogme mais seulement un mode de vie. Quelqu'un pourrait être musulman et bouddhiste. Par contre, le bouddhisme de Thailande, très près de l'Inde, a un fond profondément hindou.

Jusqu'à  600 ans après sa mort, on ne construisait pas d'effigie de Bouddha. En effet, celui-ci, avant de disparaître avait ordonné qu'on vénère ses enseignements plutôt que sa personne. Les artistes ont donc développé un système iconographique qui représente les grands aspects de la vie de Bouddha. Par exemple, l'arbre Bodhi représente l'illumination de Bouddha, la Roue (Darma Chakra) représente ses enseignements, le Lotus, sa naissance. Etc. etc... On se retrouve donc avec un art extrèmement codifié, où chaque élément raconte l'histoire du bouddhisme.

600 ans plus tard, les premières représentations de Bouddha apparaissent. Ici encore, c'est archi-codifié. La pose des mains de Bouddha (il y en a 5) représente différentes choses. Les proportions du Bouddha sont scellées dans le béton et il doit comporter les 32 signes d'excellence de Bouddha. (Bouddha, lorsqu'il est né, portait pas 1, pas 2, mais 32 signes qui démontrait aux moines qui l'ont vu qu'il était destiné à de grandes choses:


1- Les paumes des mains et les plantes des pieds marquées par des roues du Dharma ;
2- Les pieds bien stables, comme une tortue ;
3- Les doigts des pieds et des mains joints par une membrane ;
4- Les plantes des pieds et les paumes des mains douces et délicates ;
5- Le corps possède 7 traits puissants : deux talons larges, deux mains larges, deux larges omoplates, un cou large ;
6- Les doigts longs ;
7- Les talons doux ;
8- Le corps d’un Bouddha est grand et droit ;
9- Les chevilles ne sont pas protubérantes ;
10- Les poils du corps sont orientés vers le haut ;
11- Les jambes sont celles d’une gazelle ;
12- Les mains longues et belles ;
13- L’organe secret rentré dans son étui ;
14- La peau couleur d’or ;
15- La peau douce ;
16- Les cheveux bouclés s’enroulant vers la droite, brillants ;
17- Une boucle de cheveux entre les sourcils ;
18- La partie supérieure du corps semblable à celle du lion ;
19- La tête et les épaules parfaitement rondes ;
20- Les épaules larges ;
21- Le sens du goût excellent ;
22- Les proportions du corps sont celles d’un nyagrodha (figuier indien) ;
23- Une protubérance au sommet de la tête ;
24- La langue longue ;
25- Le son de la voix de Brahma ;
26- Les joues semblables à celles du lion ;
27- Les dents parfaitement blanches ;
28- Pas d’espace entre les dents ;
29- Les dents également réparties ;
30- 40 dents ;
31- les yeux de la couleur du saphir ;
32- les cils comme ceux d’une génisse.


Aussi, un bouddha n'aura jamais les mains collés, (Le salut chinois si on veut, qu'on appelle ''wai'' ici.) C'est un signe de soumission et de respect, mais Bouddha est au dessus de ça.

En résumé, pour qu'on parle d'un Bouddha, faut  trois plis au cou, une tête en forme d'oeuf, une bosse sur la tête et des bras longs en forme de trompe d'éléphant


Imaginez maintenant que vous êtes un artiste et que vous voulez exprimer quelque chose dans votre oeuvre avec un code aussi restrictif. La seule chose qu'ils ont pu faire, c'est de jouer avec la  configuration du visage. Avec l'évolution des sociétés, les artistes ont essayé de faire des Bouddhas qui ressemblaient à leur ethnie.

À savoir aussi, il y a des bouddhas et des boddhisatva. Boddhisatva, c'est Bouddha avant l'illumination. Lorsqu'il parcourt le monde pour enseigner au monde. Avant qu'il quitte le monde et devienne divin.

Je sens que je pourrais aller loin et jaser une trotte, mais bon, je vais essayer de ne pas être trop ennuyant. On a aussi appris beaucoup sur la mythologie hindoue. (Ganesha, le Dieu à tête d'éléphant si populaire, c'était d'abord un enfant d'une déesse, créé pour la protéger, qui s'est fait jeter en bas d'un escalier par Shiva et s'est cassé la marboulette, Dieu de la guerre qui rentrait de la guerre et qui avait le goût d'aller forniquer avec la dite déesse. La déesse était triste et a boudé Shiva. Shiva a donc ordonné à ses armées d'aller chercher le premier vivant endormi et de lui couper la tête pour remplacer la tête écrapoutie du jeunot.) C'est tellement riche en histoire et notre visite comprimait assez d'éléments pour faire un cours sur 2 sessions. Ce qu'on apprécie, c'est de pouvoir reconnaître les figures dans les fresques bouddhistes. Reconnaître Indra, le Dieu vert qui aide Bouddha dans ses périples, le Diable et son armée qui ont cherché à le faire tomber (Un bouddha illuminé, c'est un bouddha qui empêche les gens d'aller en enfer) et la trinité hindou Brahman, Shiva, Vishnu. Cela dit, on peut peut-être vous raconter l'histoire de Bouddha qui nous a été raconté dans une magnifique fresque qui couvrait l'ensemble d'un temple.

L'histoire de Bouddha


L'histoire de Bouddha débute avec un roi et une reine en Inde. Car oui, Bouddha vient d'Inde et y a habité toute sa vie. L'Indouisme est ainsi au Bouddhisme ce que le Judaïsme est au Catholicisme, soit la religion fondatrice.Bouddha était hindou tout comme Jésus était juif. La reine eut un rêve avec un éléphant à six trompes et au même moment elle tomba enceinte. Les religieux interprétèrent ce rêve comme quoi cet enfant deviendrait soit le roi universel, soit le plus grand moine.  Ils donnent alors naissance à un garçon, Siddharta (le futur Bouddha). Le roi préfèra que son fils devienne le roi universel, alors il fit en sorte que son enfant ne devienne pas un moine. Un moineest quelqu'un qui apprend à abandonner son égo, alors pour réaliser son souhait le roi écarta l'enfant de quatre éléments susceptibles de gâcher son plan, soit les vieux, les malades, les morts et les moines. Siddharta n'avait pas le droit de sortir du palais sans l'escorte de son père. Sauf qu'un jour il sortit en cachette et rencontra les quatre. Il réalisa alors que les hommes n'étaient pas éternels et pouvaient souffrir. Il n'aimait pas trop les trois premières figures, mais le moine quant à lui l'impressionna. Il s'habilla en moine, embrassa sa femme et partit vivre une vie d'homme errant à la recherche d'une spiritualité. Il vécut plusieurs années à ne manger que le strict minimum, un an un grain de riz par jour, un an une goutte d'eau par jour et un an rien du tout.

On raconte que ses méditations étaient tellement poussées qu'il atteignait une trance qui le coupait entièrement du monde. Une fois, par exemple, il méditait durant un déluge. Il ne se rendait pas compte que le déluge pourrait l'emporter et le tuer. Un Naga, dieu marin à forme de serpent, vit cela et voulu le sauver. Le naga s'enroula autour du moine pour le protéger durant tout le déluge. On raconte qu'après le déluge, Bouddha sortit de sa transe et se rendit compte que le Naga l'avait sauvé. Le Naga fut transformé en enfant et fut le premier des 5 disciples de Bouddha.

Pour le sortir de cette transe qui allait certainement l'emporter, le Dieu Indra lui est apparut avec une guitare à trois corde. Il joua de la première corde, trop tendue, elle se rompt. Il joue de la deuxième corde, trop molle, elle rend un son horrible. Mais lorsqu'il joue de la troisième, parfaitement accordée, la guitare produit le plus beau son jamais entendu. C'est alors que Bouddha comprit que sa vie de privation extrême ne l'amènerait pas à l'illumination. Il devait, comme la corde, atteindre le juste milieu, la modération la plus totale. Il décida donc de quitter ce renfermement sur lui-même et de retourner dans le monde.. Puis il va enseigner son apprentissage.

Tout au long de son parcours, le diable essait de le tenter, entre autre en lui envoyant trois belles femmes (les filles du diable), pour le corrompre et empêcher son illumination. Mais il résiste et continuer de prêcher et les trois femmes s'enfuient dans la forêt et deviennent des sorcières. En ultime effort, le diable envoie son armée au complet et le chef des démon lui dit qu'il est pris, et lui demande qui va le protéger maintenant.C'est là que la déesse de la terre intervient en tordant ses cheveux qui contienne tout l'eau dont la terre fut arrosée et l'armée est balayée. C'est après ce moment que Bouddha reçoit son illumination.

Illuminé, il arpente la terre pour enseigner le dharma. Après un bon moment, il se rend compte qu'il doit passer au prochain stade, soit la réincarnation. Il se rend chez un paysan qui lui offre à manger et voit que cette nourriture est contaminée. Il dit au paysan que s'il mange sa nourriture, il devra aller enterrer ce plat ensuite loin dans la forêt pour être sûr que personne n'en mange plus. Bouddha tombe malade et meurt. On veut l'incinérer, mais tant que tous ses disciples ne sont pas arrivés, il ne brûle pas.Quand ils arrivent, ses pieds sortent de la capsule funéraire et le feu le consume instantanément. Il se réincarne et va revenir seulement quand tous les êtres humains auront intégré les lois du dharma.

Vous aurez sans doute remarqué que plusieurs de ces épisodes ressemblent à l'histoire chrétienne. Le sacrifice final pour sauver le peuple, a résurection, les tentations du diable, l'abandon de l'égo, etc.

mercredi 18 mai 2011

Arrivés sains et suants

Nous vous écrivons en direct de Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Yuthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit, ou, comme les Européens ont décidé de l'appeler par la suite, Bangkok. Les Thai, eux, pour faire court, l'appellent Krung Thep. Le nom veut dire : La cité des anges, la grande cité, la résidence du Bouddha d'émeraude, la cité imprenable d'Ayutthaya du Dieu Indra, la grande capitale du monde bénie de neuf gemmes précieuses, la cité heureuse, abondante dans un palais royal énorme qui ressemble à la divine demeure au reigne le dieu réincarné, une cité donnée par Indra et construite par Vishnukam. Autrement dit, vous avez l'historique complet dans le nom... Et c'est courant pour les thailandais, les temples que nous avons visité aujourd'hui avaient tous des noms qui ne finissent plus. Les superlatifs, c'est branché au pays des sourires.

Homme fatigué dans décor égayé
Nous sommes arrivés hier soir après notre vol dans l'avion de Thai Airways. Un avion bizarrement coloré à la bollywood avec des serveuses qui fittent avec le décor. Un repas nous a été servi, on ne s'attendait pas à quelque chose d'aussi copieux. Pour une raison qu'on ignore, certaines personnes à travers l'avion ont été servie d'abord. Une tradition? Une demande spéciale? Un rite vaudou? Plus plausiblement des végétariens ou des allergiques.

À notre arrivée à l'aéroport de Bangkok, nous sommes submergés par l'atmosphère de Bangkok. Son humidité à couper au couteau, son odeur proche de la République Dominicaine. Faudrait écrire un livre de classification des pays par l'odeur. Nous étions inquiets à propos des visas, mais finalement c'était extrêmement simple; même pas besoin d'aller dans un bureau spécial, le visa ce n'est qu'un papier broché au passeport de manière disgracieuse. Et ils l'accordent après 2-3 questions d'usage seulement.  Nous avons retiré nos premiers Bahts. Ensuite, c'est les poches pleines de Bahts que nous avons entendu des voix québécoises en attendant nos bagages. On a alors décidé d'aller leur parler, ne sachiant pas où nous allions dormir. Ils étaient finalement deux groupes; un couple et un groupe de 4 amis. On a alors décidé d'embarquer avec le couple pour partager un taxi, pour faire deux groupes de 4 (3$ pour nous deux). Sauf qu'eux avaient choisi un hotel dispendieux (1600 baths, soit 60$), alors nous avons marché pour trouver autre chose autour. On voulait trouver un auberge de jeunesse, mais il était tard, et nous ne trouvions rien. Notre premier contact avec Bangkok, de nuit. Ses taxis qui harcellent, ses lady-boys prostituées (euh, ça prend un ''e'' ici ou pas?) Bangkok parle beaucoup anglais. On se débrouille facilement avec les taxi. La Chine avait laissé croire à Pier-André qu'il fallait absolument connaître des bases de langues, c'est une question de politesse d'apprendre la langue, pour ne pas agir en gros colon colonial, mais sinon, la raison pratique n'est pas aussi présente qu'en Chine où le mandarin est de mise partout. Pier-André faisait sa tête de cochon pour qu'on se trouve une auberge de jeunesse, pas trop stressé, alors que Marie-Pier, fatiguée à l'os, aurait couché dans n'importe quoi d'un tant soit peu fiable.Nous avons finalement abdiqué devant un hotel arabe, le Royal Hotel près de l'ambassade du Pakistan où la chambre nous a été laissée pour 1000 bahts. (Plus cher qu'on aurait voulu mais bon...) Ce n'était pas propre sans être sale pour autant. La chambre était grande, le lit énorme, les murs vides et blancs (gris...) et la télévision diffusait uniquement des chaînes arabes. Nous nous sommes couchés à minuit après une douche plus que nécessaire. Nous avons tout de même réussi à dormir jusqu'à 5h du matin, malgré le décalage.Nous avions le petit déjeuner compris, et s'attendant à un muffin sec et quelques fruits, nous avons été agréablement surpris par un buffet de roi. Une omelette, deux toasts, du riz, de la soupe et des fruits à volonté. Aux nouvelles qui passaient à la télévision de la salle commune des cadavres ensanglantés et des hommes qui crient vengeance, des femmes qui pleurent. Avec mon peu d'arabe, je comprends: ''Shaheed'' ''Allah Ackbar'' ''Inch Allah''... C'est un peu troublant. C'est pas un préjugé? Leurs nouvelles parlent constamment de martyrs? En tout cas, après les nouvelles ils ont tout de suite enchainé avec un documentaire sur Saint-Tropez sous une trame musicale légère.



Après avoir retrouvé nos comparses québecois dispersés dans Bangkok, nous nous sommes dirigés vers le centre-ville dans un taxi. (À 8 entassés dans une mini-van, ça n'a à peu près rien coûté déjà que ce n'est pas très cher.) Le centre-ville, c'est un mélange de temples dorés de haut en bas, brillants au soleil, entourés de statues bouddhistes d'or et de pierreries. En Thailande, la foi justifie les moyens. Notre temple préféré est certainement le Pho Wat (Wat veut dire temple en Thai). Beaucoup plus tranquille que son frère ainé, en face de la résidence royale qui lui est bondé de touristes. Il est occupé par des moines, nous avons eu la chance de les voir, tous agenouillés, à psalmodier des prières. Les moines sont partout, accoutrés dans leurs toges et de tous âges. Ils sont dans les rues à parler au cellulaire, ils s'achètent à manger, ils prennent l'autobus. Nous avons passé près d'une école de moine d'où une trentaine d'enfants-moines sortaient pour prendre le traversier. Le bouddhisme (Theravada) de Thailande est riche en mythe, en imageries et en superstition. Il ne faut jamais pointer ses pieds (membre le plus sale du corps) vers un Bouddha. Des gens sont payés pour surveiller ça et pour distribuer des foulards pour cacher les touristes aux jambes ou aux épaules nues.

Autour des très nombreux temples tous aussi garnis de joyaux (il ne faut pas oublier que la Thailande est le seul pays bouddhiste d'Asie qui n'a pas eu une révolte communiste ou une guerre pour démolir ses temples) se trouvent les bâtiments administratifs du royaume. Ils se ressemblent tous, un genre colonial (ça semble drôle que le seul pays Sud-Asiatique a ne pas avoir été colonisé décide de prendre l'architecture occidentale des 18-19ièmes siècles, ça devait faire chic...) devant la porte, un énorme tableau du roi. Le roi est partout, sa famille aussi. Des posters, sur tout les billets de monnaies. Le chic-type en uniforme et ses jolies lunettes nous surveillent, plus que Mao en Chine. Saviez-vous que piler sur un billet de monnaie en Thailande est passible d'un an d'emprisonnement pour lèse-majesté? C'est parce qu'on y retrouve le visage du roi.

Ce fût une journée très chargée qui nous a permis d'arpenter les ruelles de la ville(À 8 personnes, 3 gars, on pouvait bien se permettre les ruelles.) les gens y vivent entassés dans des petites maisons collées, qui donnent l'une sur l'autre, de prendre un tuk-tuk et de manger un Pad-Thai Thai! (Très bon, mais on préfère ceux du Pho Tonkinoise!)

Bon, le souper est arrivée, à la prochaine!

Fun facts:
- Les thaïlandais peuvent embarquer 4 sur une motocyclette.
- Ils conduisent malgré tout en fou.
- Ils conduisent à gauche.
- Les tuk-tuk sont très répendu, il s'agit d'une moto de trois roue avec une boîte dans laquelle on peut s'assoir. Nous l'avons essayé ce soir, les 8 ensemble, dans une boîte d'environ 2 mètres carrés. Il ne fallait par trop regarder la route...
- La nourriture est ridiculement peu cher, nous avons mangé un bon pad thaï sur le bord de la route pour 40 baths
- 1$ = 30 baths, et pourtant nous avons pris un traversier à 3 baths... On se demande bien comment ils peuvent le rentabiliser...
- Il y a des chats partout, ils se font nourrir par à peu près n'importe qui. L'un deux mesurait maximum 5 cm de long, il n'y a donc pas que les thaïlandais qui sont plus petits que nous, leurs chats aussi.
- Les arnaques sont nombreuses, on vous dira souvent qu'un temple est fermé pour vous amener ailleurs, alors que c'est complètement faux ou on vous offrira toute sorte de deal peu avantageux. Ils ne sont pas agressifs, mais insistants.
-Il faut barginer et regarder ailleurs avant d'acheter, ce qui a permis entre autre à Marie-Pier d'acheter un chapeau et des lunettes soleils pour 2,50$.
- On s'aime encore après le trajet et notre première journée! :) Peut-être même plus.

mardi 17 mai 2011

Arrivée à Hong Kong

Bon, nous sommes finalement arrivé en Asie! Mais il nous reste encore un dernier vol à attendre... Après un épuisement complet, et une petite sieste à l'aéroport (d'ailleurs, l'aéroport de Toronto devrait prendre exemple sur celle de Hong Kong avec ses chaises longues conçues pour le sommeil!), Pier-André et moi avons mangé un bol de nouilles chinoises (des vraies). Mon premier vrai bol de nouilles chinoises en territoire asiatique! Et en plus elles étaient bonnes. Ça compense un peu pour l'épuisement. Nous avons eu une leçon d'hygiène. Après avoir mangé nos nouilles, nous avons vu le même garçon qui les faisaient se tousser dans la main puis remettre les mains à la pâte. Hygiène asiatique quand tu nous tiens.



Pendant notre dernier 15h d'avion, presque impossible de dormir. Plusieurs y arrivent, mais je ne fais pas partie de ce groupe de chanceux. Bref, des films, des films et encore des films. Mais quand on est fatigué, des films c'est moins agréable... J'ai écouté entre autre histoire de jouets 3, très bon pour quelqu'un qui n'a aucune oncentration de disponible. C'est bin cute. Aussi, Pier-André et moi on a écouté Les chemins de la liberté, soit un film qui raconte l'évasation du goulag d'«ennemis du peuple» de Russie. C'est drôle, l'histoire se déroule principalement en Sibérie et nous on passait au dessus au même moment! Enfin, il ne faut pas s'inquiéter de la nourriture en avion; sur notre vol de 15h, nous avons eu droit à 3 repas chauds et 2 collations. Et de l'eau ou des brevages toutes les 20 minutes. D'ailleurs, sur ce point, après avoir observé les choix de breuvage de notre voisin de route, nous avons constaté que les boissons alcoolisées étaient gratuites sur le vol. Ce voisin a bien du prendre 3 fois du vin rouge et 3 fois de la bière... Moi je voulais être jet set, alors je me suis pris un gin tonic, mais pas plus; je ne voulais pas rendre le déplacement plus pénible qu'il ne l'était déjà...

Bon, on est demandé pour l'avion,
à une prochaine fois!
Marie-Pier

dimanche 15 mai 2011

Ça ferme un aéroport?

Le premier avion est pris. Le départ a été retardé et l'avion a du faire du surplace (je félicite le pilote) pour attendre que nous puissions atterir. Pour un petit vol de 19h40 à 21h, ce fut plus long que prévu. Nous voilà de retour en terre ferme pour ce qui va probablement être la partie la plus pénible du voyage. Nous arrivons à Pearson et voilà qu'une jolie concierge hindou nous apprend avec tendresse que les bureaux d'embarquement sont fermés. Ça ouvre à 4h30. Première erreur de débutant. Autrement dit, nous ne pourrons voir les bancs mouelleux et réconfortants de la zone internationale qu'au lever du soleil. Il en est de même pour les prises de courants. Alors voilà mon premier conseil pratique à vous, chers voyageurs-possibles. Un vol qui débarque de nuit pour une correspondance le lendemain matin ne vaut peut-être pas le coup. Nous sommes trop gratteux pour se payer un hotel à Toronto et à cette heure-ci les auberges doivent être fermés... Je ne crois pas que payer une nuit complète aurait valu la peine.

Marie-Pier semble avoir trouvé une manière de s'entortiller pour maximiser le confort des bancs durs. Peut-être même qu'elle dort... Chanceuse! Dans 30 quelques heures, nous devrions mettre les pieds à Bangkok. Chouette alors!


Après ses contorsions. On a appris l'existence de magnifique divans 1h avant notre départ.


Les tigres en bronze, c'est confortable.

Pier-André

PS: J'ai croisé un roux déplaisant mais ce n'était pas le célèbre francophobe ontarien. Je suis un peu déçu...
Je crois que c'est la Sibérie, sinon ce sont les territoires du Nord-Ouest?

Attente à l'aéroport!

Ouh la la! Je suis siii fatiguée! Je n'ai pas pu dormir de la nuit parce que j'étais trop excitée de partir... et là on en a pour une cinquantaine d'heures à niaiser dans les aéroports et avions. Trois vols à prendre, avec de très longues correspondances. Au moins Pier-André a bien dormi, il sera réveillé pour nous deux.

On est tous les deux très excitée, wow, trois mois!

Dans mon voyage je veux: préserver mon couple avec Pier-André (trois mois 24h\24 ensemble, ça va être du sport! :P ), monter sur un éléphant, passer une semaine dans un monastère à pratiquer la loi du silence, troller dans cinq pays différents, visiter des temples, visiter les musées de la guerre du Vietnam et les souterrains qu'ils ont utilisés pour vaincre les américains, aller dans des huttes dans les arbres et en descendre en tyrolliennes, manger beaucoup de pad thaï, ne pas manger de feotus de canard, ni de tarentules, et plein d'autres choses encore. Je veux découvrir, m'amuser, combattre mes limites.

Parlant de mes limites, je vais voir si j'ai de l'endurance pour les aéroports! :P

Je suis un peu stressée de partir si longtemps, et si loin, et dans des pays où on ne parle aucunement la langue, mais je crois que ça va contribuer à enrichir notre expérience de routards.

Je vais m'ennuyer de mon monde, de la poutine, et je crois aussi que je vais salement m'ennuyer de parler français... Je vais pouvoir le parler avec Pier-André, certes, mais il va y avoir un gros bourdonnement de dialectes inconnus autour, mêlé avec des langues connues, mais néanmoins moins intéressante que ma chère langue maternelle.

Nous embarquons dans 15 minutes, et après, bye bye Québec! Toronto here we are! (blague de justin trudeau)

Marie-Pier

samedi 14 mai 2011

Avant-goût linguistique des pays que nous explorerons.

Je publie comme ça des vidéos dans lesquels on entend des gens s'exprimer dans les langues dont notre voyage sera parsemé.

Birman wikipedia
Khmer (On pourrait dire ''Cambodgien'' mais le réel nom du peuple et de la langue est ''Khmer''.) wikipedia
Lao wikipedia
Thai wikipedia
Le Thai et le Lao pourraient quasiment être considérés comme des dialectes l'un de l'autres. En tout cas, ils sont pluis semblables que le mandarin et le cantonais par exemple...
Vietnamien wikipedia

Que j'en entende pas un me dire: ''Pour moi, c'est tout du chinois.''

Première publication

Voilà! J'ai inauguré un blog qui, j'espère, perdurera pour bien longtemps. L'idée, c'est d'y raconter nos voyages, à Marie-Pier et moi, et notre entreprise de voyager au moins une fois par année dans l'espoir d'avoir parcouru une bonne trotte quand viendra le temps de rendre l'âme. J'imagine que les voyages sont un peu comme les placements, plus on commence jeune, plus on a de chance d'être riche.

Hier, on faisait nos beubyes chez Jos. Si je suis pour faire un voyage par année, faudra que je m'habitue aux départs. Surtout qu'en partant l'été, j'ai l'impression de manquer le gros du plaisir d'une année. Mais bon, je suis qui moi pour chialer. Je m'en vais aux pays des Pad Thai, des éléphants, des plus grands exportateurs de Jade, de l'ancienne colonisation française, des révolutions, de l'oncle Ho.

Je dois dire que je suis beaucoup moins préparé que mon voyage en Chine. Y'a quelque chose de stressant que je n'ai pas vécut la dernière fois. Être étranger ça va, mais étranger et analphabète dans tout les pays ou j'irai, c'est déjà plus corsé... Je ne sais pas si les pays que je visiterai sont plus rock'n'roll que la Chine. En tout cas, c'est sûr qu'ils seront plus chaotiques...

On part demain, 19hrs... Le vrai vol n'est que lundi, à 10h de Toronto. Une nuit entière dans un aéroport. Je sens qu'on commence dès le départ à la dure.

Le vol principal, de Toronto à Hong-Kong, devrait prendre 15 heures. Je me sens jet-set quand je pense au fait que je connais déjà ces aéroports puisque j'y suis déjà allé. Un jour, je l'espère, j'écrirai une thèse sur la qualité des salles de bains de l'aéroport de Dakar vis-à-vis de celles de la gare de Pyongyang.

Pour récapituler: Nous partirons 3 mois, durant lesquels, nous visiterons (c'est encore flexible): La Thailande, le Myanmar, le Cambodge  (que j'ai fièrement représenté en athlétisme, au collège, je vous le rappelle), le Laos et le Vietnam. Tout ses pays, sauf la Thailande, nécessitent des visas, que nous n'avons bien sûr pas. Nous verrons ce que ça donne. Paraît que ce n'est qu'une formalité. Dans le cas ou nous serions pris, on pourra toujours aller en Malaisie, à Singapour et au Brunei Darussalam, qui sont juste à côté et qui ne nécessitent pas de visa.

5 pays, 5 langues différentes. Les pays les plus minés au monde. Je serai millionnaire dans la plupart de ses pays. (1 000 000 dongs Vietnamiens équivalent à 50 CAD.) C'est quand même stressant. Mais bon, j'irais plus là qu'au nord du Mexique ou dans le Maghreb.

J'ai hâte à : Angkor Wat, Bagan, aux musées communistes et de manger des tarentules grillées.

J'espère: Ne pas tomber à court d'argent au Myanmar (pas moyen de retirer...), ne pas me faire voler, ne pas piler sur une mine.

Je lollerais pas tant: de pogner la malaria (ça aurait un petit quelque chose d'exotique, genre roman colonial), d'avoir de sérieux problèmes digestifs (je n'y échapperai pas), de me faire droguer (je ne boirai pas d'alcool que je ne décapsule pas moi-même...)

N'hésitez pas à revenir souvent et à me faire part de vos questions et commentaires tout au long du voyage! Je fais le blog pour Marie-Pier et moi, mais aussi pour vous. Si vous voulez un roman psychologique de mon processus interne, je le ferai tout en vous donnant le prix du papier-collant en riels.