Nous voilà revenus de notre deuxième trek. Celui-ci d'une durée de 3 jours une nuit et un peu plus éprouvant que le dernier. Disons qu'il était moins bien organisé, que les guides étaient moins badass et un peu moins amicaux. (Notre guide se promenait nu ventre en espèce de boxers en fumant des clopes... come on...) Et que Marie-Pier a passé deux jours à être malade. Disons que son estomac a fait connaissance avec la flore bactérienne thailandaise. La pauvre, l'estomac constamment dans les talons, devait marcher des 4-5 heures dans les montagnes. Les hauts et les bas des côtes reflétaient l'état de son énergie.
Le trek avait le mérite d'être un peu plus authentique. Nous couchions dans de véritables villages (quand on parle de villages, on parle encore de 4-5 maisons au fond de la jungle) avec des tribus qui ne parlent pas thai et qui fument de l'opium dans leur coin. La balade en éléphant, plutôt que sur un terrain vague comme la précédente, se déroulait au milieu de la jungleé Les éléphants n'avaient pas de conducteurs et se rendaient tranquillement vers le bout du chemin, en se permettant des détours dans le bois, pour manger du bambou, en ne pensant guère plus à nous sur leur dos qu'on peut penser à un sac à dos lorsqu'on marche. Attention à l'arbre! Le rafting sur un radeau de bambou était guidé par nous même, c'était du sport.
Sinon, nous avons fait le trek accompagnés par 3 anglais à l'accent très fort, super sympathiques et malcommodes. L'un d'eux vient en Thaïlande au 4 mois depuis 3 ans et s'y connaît pas mal. Ils nous a appris beaucoup sur la face cachée du pays. Celle qui ne s'ouvre pas à nous au premier regard. Par exemple, il a des amis ladyboy. À ce sujet, si vous pensiez que la Thailande était douce et ouverte avec ses transgenres, détrompez-vous. Ils sont le sujet numéro un des blagues et des insultes. Nos blagues de ''fifs'' ou de ''tapettes'' les accottent à peine. Aussi, comme ils ne peuvent pas changer de sexe légalement, leur apparence les empêche de quitter le pays. Quand t'as des seins et tout l'appareil féminin et que ton passeport dit masculin... C'est dur pour le douannier de te prendre au sérieux. Pourquoi y'en a-t'il tant en Thailande? Parce que de un, être simplement gay en Thailande est un phénomène récent. Aimer les hommes veut dire dans la psyché thailandaise que tu es une fille. Autant tout changer! La deuxième raison, c'est parce que dans les familles pauvres qui n'ont pas de filles on transforment un des fils en fille pour qu'il puisse se prostituer et rapporter de l'argent à la famille... Ouin... Boff. La discrimination envers les ladyboy (gatooie en Thai) est très grande, et la prostitution est pas mal le seul travail qu'ils trouvent.
Notre ami anglais connaît aussi les spots ou la loi devient plus floue. Il paraît qu'au Cambodge, on peut payer 300$ pour tirer un missile bazooka sur une vache ou 600 dollars pour avoir le droit de tirer une balle de pistolet à travers une foule de sans-abris volontaires qui courent... C'est pas le lonely planet qui va t'apprendre ça... Amateur de la chose, il connaît les endroits au la guerre anti-drogue de 2003 n'est pas encore passée et se débrouille très bien en Thai. Il m'a appris quelques notions.¸
Hier soir, nous sommes allés manger dans un dé-li-cieux restaurant. C'était rempli à craquer de Thai. La formule est pourtant simple. Je me demande pourquoi ça n'existe pas à Québec. À chaque table un petit poele à raclette est disposée. On s'assoit après avoir choisi des petits bacs de viande (on paie du bac) et on fait cuire sa viande.
Le monastère n'a plus de place avant que nous ne partions pour le Myanmar.... Mais c'est le truc que Marie-Pier voulait le plus faire... Ainsi, on change nos plans. Ça devient plus en zigzag. Nous reviendrons en Thailande por la méditation. D'ici, là, tant qu'à être à Chiang Mai, à côté (3 jours de route, un jour de bus, la douane, 2 jours de bateau) du Laos. Nous irons y faire une saucette en attendant notre avion birman! Je ne sais pas si nous pourrons réécrire d'ici Luang Prabang, dans 3 jours.
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