Première rencontre avec notre guide: à première vue je sens déjà qu'on va l'adorer. Son air badass et son écureuil de compagnie ont surement contribué à lui donner un air sympathique. Oui, vous avez bien lu, il avait un écureuil de compagnie. Sur lui! Attaché à sa chemise avec une petite corde.Et attaché à lui d'autres manières; cet homme nous a dit qu'il faisait des treks en pleine forêt 30 jours pour un jour de congé. Faut aimer son métier! Aussi, il se surnommait Abba, et sur son sac le deuxième b était inversé, comme le groupe. Sinon, son côté badass se reflétait à travers son sac d'armée, sa position de Snipers dans l'armée dans sa jeunesse sa machette attachée sur sa hanche, mais surtout son attitude. Un vrai survivor! Lors de la randonnée (4h de marche en montagne à peu près), il nous a donné plein de trucs sur comment survivre dans la forêt de Thaïlande. Ils nous a fait mangé à peu près tous les fruits et herbes qu'on a croisé qui s'avéraient comestibles. Dans ceux qu'on reconnaissait se trouvait entre autre des avocats et des lichis. Il nous pointait les trucs et disait à tout moment «this you can eat and you will survival». Au début de la marche, il a aussi gossé des bâtons de marche en bambou pour nous les filles (nous étions 3 filles, 3 gars) avec sa machette. Il a également gossé un chapeau dans un feuille de je ne sais quel arbre pour celle des filles qui n'avait pas de couvre-chef. Il nourrissait également son écureuil tout au long du chemin. Il nous dit que c'était une bonne chose d'avoir un animal avec soi en forêt, comme ça si tu trouves un fruit que tu n'es pas certain de pouvoir manger, tu le donnes à l'animal et lui ne va le manger que s'il est comestible.
| Notre guide et son écureuil |
Sinon, juste avant de commencer le trek, nous sommes arrêtés visiter la tribu des long neck karen. C'était tout de même une curiosité de voir des gens qui vivent encore aujourd'hui avec de telles coutumes. Les femmes de ces tribus s'ajoutent des colliers chaque année, de sorte que leurs cous prennent des proportions énormes. Sauf que pour nous qui s'attendaient à visiter leur tribu nous avons été un peu déçus. Car en fait nous ne visitions pas leur tribu, mais bien leurs petits stands fakes. Fakes dans le genre qu'elles mimaient de confectionner elles-mêmes les nombreux foulards qu'elles vendaient, alors que chacun des stands possédait les exactes mêmes modèles. Pour l'authenticité on repassera! Mais en même c'est triste voir que tous les treks et tous les tours proposent de voir cette tribu, ça doit être gossant pour eux. Et ça ressemble plus à une exposition qu'à un village. On se demande ce qui a pu les amener là. Il paraît que ce serait parce qu'étant une tribu, ils n'ont pas la citoyenneté et ne peuvent pas travailler, ce qui les amèneraient donc à devoir vendre leur culture...
Sinon, on a dormi le soir dans des petites huttes. Pour la simplicité et l'authentique, là on y était! On dormait sans matelas, à même le plancher d'une petite cabane surélevée, sans porte d'entrée, et à moitié sur la terre ferme. On avait tout de même des couvertures (propres?) et des toiles anti-moustiques (pour protéger de la malaria). Et les petites filles de la communauté sautaient à la corde à danser en chantant, c'était cute à voir. Sinon les poules se mêlaient au chats et au chiens, et étaient tous d'une maigreur effroyable. La ribambelle était d'ailleurs tout autour de nous lors des repas, prêts à bondir pour un simple morceau de pain...
| Un chaton miniature maxi-mignon! |
Marie-Pier, qui vous conseille vivement de regardé du côté des treks lors de vos prochains voyages!
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