mercredi 18 mai 2011

Arrivés sains et suants

Nous vous écrivons en direct de Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Yuthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit, ou, comme les Européens ont décidé de l'appeler par la suite, Bangkok. Les Thai, eux, pour faire court, l'appellent Krung Thep. Le nom veut dire : La cité des anges, la grande cité, la résidence du Bouddha d'émeraude, la cité imprenable d'Ayutthaya du Dieu Indra, la grande capitale du monde bénie de neuf gemmes précieuses, la cité heureuse, abondante dans un palais royal énorme qui ressemble à la divine demeure au reigne le dieu réincarné, une cité donnée par Indra et construite par Vishnukam. Autrement dit, vous avez l'historique complet dans le nom... Et c'est courant pour les thailandais, les temples que nous avons visité aujourd'hui avaient tous des noms qui ne finissent plus. Les superlatifs, c'est branché au pays des sourires.

Homme fatigué dans décor égayé
Nous sommes arrivés hier soir après notre vol dans l'avion de Thai Airways. Un avion bizarrement coloré à la bollywood avec des serveuses qui fittent avec le décor. Un repas nous a été servi, on ne s'attendait pas à quelque chose d'aussi copieux. Pour une raison qu'on ignore, certaines personnes à travers l'avion ont été servie d'abord. Une tradition? Une demande spéciale? Un rite vaudou? Plus plausiblement des végétariens ou des allergiques.

À notre arrivée à l'aéroport de Bangkok, nous sommes submergés par l'atmosphère de Bangkok. Son humidité à couper au couteau, son odeur proche de la République Dominicaine. Faudrait écrire un livre de classification des pays par l'odeur. Nous étions inquiets à propos des visas, mais finalement c'était extrêmement simple; même pas besoin d'aller dans un bureau spécial, le visa ce n'est qu'un papier broché au passeport de manière disgracieuse. Et ils l'accordent après 2-3 questions d'usage seulement.  Nous avons retiré nos premiers Bahts. Ensuite, c'est les poches pleines de Bahts que nous avons entendu des voix québécoises en attendant nos bagages. On a alors décidé d'aller leur parler, ne sachiant pas où nous allions dormir. Ils étaient finalement deux groupes; un couple et un groupe de 4 amis. On a alors décidé d'embarquer avec le couple pour partager un taxi, pour faire deux groupes de 4 (3$ pour nous deux). Sauf qu'eux avaient choisi un hotel dispendieux (1600 baths, soit 60$), alors nous avons marché pour trouver autre chose autour. On voulait trouver un auberge de jeunesse, mais il était tard, et nous ne trouvions rien. Notre premier contact avec Bangkok, de nuit. Ses taxis qui harcellent, ses lady-boys prostituées (euh, ça prend un ''e'' ici ou pas?) Bangkok parle beaucoup anglais. On se débrouille facilement avec les taxi. La Chine avait laissé croire à Pier-André qu'il fallait absolument connaître des bases de langues, c'est une question de politesse d'apprendre la langue, pour ne pas agir en gros colon colonial, mais sinon, la raison pratique n'est pas aussi présente qu'en Chine où le mandarin est de mise partout. Pier-André faisait sa tête de cochon pour qu'on se trouve une auberge de jeunesse, pas trop stressé, alors que Marie-Pier, fatiguée à l'os, aurait couché dans n'importe quoi d'un tant soit peu fiable.Nous avons finalement abdiqué devant un hotel arabe, le Royal Hotel près de l'ambassade du Pakistan où la chambre nous a été laissée pour 1000 bahts. (Plus cher qu'on aurait voulu mais bon...) Ce n'était pas propre sans être sale pour autant. La chambre était grande, le lit énorme, les murs vides et blancs (gris...) et la télévision diffusait uniquement des chaînes arabes. Nous nous sommes couchés à minuit après une douche plus que nécessaire. Nous avons tout de même réussi à dormir jusqu'à 5h du matin, malgré le décalage.Nous avions le petit déjeuner compris, et s'attendant à un muffin sec et quelques fruits, nous avons été agréablement surpris par un buffet de roi. Une omelette, deux toasts, du riz, de la soupe et des fruits à volonté. Aux nouvelles qui passaient à la télévision de la salle commune des cadavres ensanglantés et des hommes qui crient vengeance, des femmes qui pleurent. Avec mon peu d'arabe, je comprends: ''Shaheed'' ''Allah Ackbar'' ''Inch Allah''... C'est un peu troublant. C'est pas un préjugé? Leurs nouvelles parlent constamment de martyrs? En tout cas, après les nouvelles ils ont tout de suite enchainé avec un documentaire sur Saint-Tropez sous une trame musicale légère.



Après avoir retrouvé nos comparses québecois dispersés dans Bangkok, nous nous sommes dirigés vers le centre-ville dans un taxi. (À 8 entassés dans une mini-van, ça n'a à peu près rien coûté déjà que ce n'est pas très cher.) Le centre-ville, c'est un mélange de temples dorés de haut en bas, brillants au soleil, entourés de statues bouddhistes d'or et de pierreries. En Thailande, la foi justifie les moyens. Notre temple préféré est certainement le Pho Wat (Wat veut dire temple en Thai). Beaucoup plus tranquille que son frère ainé, en face de la résidence royale qui lui est bondé de touristes. Il est occupé par des moines, nous avons eu la chance de les voir, tous agenouillés, à psalmodier des prières. Les moines sont partout, accoutrés dans leurs toges et de tous âges. Ils sont dans les rues à parler au cellulaire, ils s'achètent à manger, ils prennent l'autobus. Nous avons passé près d'une école de moine d'où une trentaine d'enfants-moines sortaient pour prendre le traversier. Le bouddhisme (Theravada) de Thailande est riche en mythe, en imageries et en superstition. Il ne faut jamais pointer ses pieds (membre le plus sale du corps) vers un Bouddha. Des gens sont payés pour surveiller ça et pour distribuer des foulards pour cacher les touristes aux jambes ou aux épaules nues.

Autour des très nombreux temples tous aussi garnis de joyaux (il ne faut pas oublier que la Thailande est le seul pays bouddhiste d'Asie qui n'a pas eu une révolte communiste ou une guerre pour démolir ses temples) se trouvent les bâtiments administratifs du royaume. Ils se ressemblent tous, un genre colonial (ça semble drôle que le seul pays Sud-Asiatique a ne pas avoir été colonisé décide de prendre l'architecture occidentale des 18-19ièmes siècles, ça devait faire chic...) devant la porte, un énorme tableau du roi. Le roi est partout, sa famille aussi. Des posters, sur tout les billets de monnaies. Le chic-type en uniforme et ses jolies lunettes nous surveillent, plus que Mao en Chine. Saviez-vous que piler sur un billet de monnaie en Thailande est passible d'un an d'emprisonnement pour lèse-majesté? C'est parce qu'on y retrouve le visage du roi.

Ce fût une journée très chargée qui nous a permis d'arpenter les ruelles de la ville(À 8 personnes, 3 gars, on pouvait bien se permettre les ruelles.) les gens y vivent entassés dans des petites maisons collées, qui donnent l'une sur l'autre, de prendre un tuk-tuk et de manger un Pad-Thai Thai! (Très bon, mais on préfère ceux du Pho Tonkinoise!)

Bon, le souper est arrivée, à la prochaine!

Fun facts:
- Les thaïlandais peuvent embarquer 4 sur une motocyclette.
- Ils conduisent malgré tout en fou.
- Ils conduisent à gauche.
- Les tuk-tuk sont très répendu, il s'agit d'une moto de trois roue avec une boîte dans laquelle on peut s'assoir. Nous l'avons essayé ce soir, les 8 ensemble, dans une boîte d'environ 2 mètres carrés. Il ne fallait par trop regarder la route...
- La nourriture est ridiculement peu cher, nous avons mangé un bon pad thaï sur le bord de la route pour 40 baths
- 1$ = 30 baths, et pourtant nous avons pris un traversier à 3 baths... On se demande bien comment ils peuvent le rentabiliser...
- Il y a des chats partout, ils se font nourrir par à peu près n'importe qui. L'un deux mesurait maximum 5 cm de long, il n'y a donc pas que les thaïlandais qui sont plus petits que nous, leurs chats aussi.
- Les arnaques sont nombreuses, on vous dira souvent qu'un temple est fermé pour vous amener ailleurs, alors que c'est complètement faux ou on vous offrira toute sorte de deal peu avantageux. Ils ne sont pas agressifs, mais insistants.
-Il faut barginer et regarder ailleurs avant d'acheter, ce qui a permis entre autre à Marie-Pier d'acheter un chapeau et des lunettes soleils pour 2,50$.
- On s'aime encore après le trajet et notre première journée! :) Peut-être même plus.

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