Une fois sortis du train, nous devions prendre un tuk-tuk pour se rendre à la frontière. On avait entendu parler des arnaques, alors on lui précise qu'on veut se rendre à la vraie frontière. Il nous confirme que oui, mais malgré tout nous apporte à l'arnaque. Sur le coup, on n'était pas certain que c'était une arnaque, alors on est entré, mais l'endroit n'inspirait pas confiance. Pour nos deux visas précédents, c'était des hommes en uniforme de l'armée qui nous servaient, alors que là ils étaient habillés bien normal. En plus le style et l'ambiance de la pièce ne semblaient pas très officiels. Bref, après quelque temps on leur dit qu'on n'est pas certains que nous sommes à la bonne place et que nous préférons vérifier d'abord et ils nous laissent partir sans problème.
Après une petite marche de 5 minutes, nous voilà donc à la vraie frontière. Pas de doute pour celle-là, nous sommes bien à la bonne place. Leçon à tirer: si vous avez un moindre doute sur un endroit dans un pays reconnu pour ses arnaques, prenez le temps de vérifier d'abord! Ce coup-là nous a quand même sauvé 70$.
À l'entrée au Cambodge, on se fait offrir des tuks-tuks et des taxis de toute part. Mais comme on a entendu des histoires d'arnaque à propos d'eux aussi, on opte pour le bus. Une dernière arnaque nous attend avant le départ, les gens à la frontière vous invite à changer vos dollars US en riels cambodgiens, disant qu'on peut toujours payer avec les deux devises mais que les prix sont plus avantageux en riels. C'est simplement pour qu'on utilise leur services et qu'ils se fassent une commission. Parce que le USD est monnaie courante ici, les natifs comme les touristes l'utilisent d'abord et ne se servent que des riels pour donner le change. (1000 riels, c'est 0.25$ et comme ils n'ont que les billets américains mais aucune pièce, c'est parfait!) Pour revenir à notre autobus,, comme par magie, elle nous laisse à deux pas de la guesthouse qu'on avait préalablement choisi! Finalement, le Earthwalker, bien que vide, ne nous déçoit pas. Le personnel est super sympathique et les chambres propres quoique nous avions à les partager avec de nombreux colocataires plus ou moins dégoûtants.... Mais c'est drôle, à force d'être en Asie du Sud-Est je m'en fous pas mal maintenant.
Siem Reap, ville hautement touristique, s'est bien relevée des décénies de misères qu'a subit le Cambodge. Les investisseurs étrangers sont rentrés massivement et les routes neuves seront rapidement usées par ses autocars touristes qui vomissent un flux continu de touristes coréens et japonais. Les petites cabanes de bois ont laissé place aux imposants resorts immaculés. La rue principale, pour reprendre Dédé, est devenue une pub street qui affiche ses bières à 25 cents et ses hamburgers de crocodiles. Le soir, on vous saute dessus pour vous proposer un tuk-tuk. Une fois le tuk-tuk refusé, les chauffeurs prennent une voix digne de la parodie pour vous dire : You want ''something else''? ou encore Looking for coke my friend? quand ce n'est pas l'expéditif ''Weed?''.
Siem Reap, ville hautement touristique, s'est bien relevée des décénies de misères qu'a subit le Cambodge. Les investisseurs étrangers sont rentrés massivement et les routes neuves seront rapidement usées par ses autocars touristes qui vomissent un flux continu de touristes coréens et japonais. Les petites cabanes de bois ont laissé place aux imposants resorts immaculés. La rue principale, pour reprendre Dédé, est devenue une pub street qui affiche ses bières à 25 cents et ses hamburgers de crocodiles. Le soir, on vous saute dessus pour vous proposer un tuk-tuk. Une fois le tuk-tuk refusé, les chauffeurs prennent une voix digne de la parodie pour vous dire : You want ''something else''? ou encore Looking for coke my friend? quand ce n'est pas l'expéditif ''Weed?''.
Première journée: on a visité le musée des mines. Super intéressant, c'est un musée ouvert par un ancien khmer rouge, nommé Akira (ici, tout le monde en haut de trente ans n'a pas de vrai nom, ils vivent avec des surnoms puisqu'ils sont nés avec des ''noms révolutionnaires'' et ont soit été des khmers rouges ou alors des victimes du régime, ça fait un peu curieux d'y penser en étant ici. et en jasant avec les gens, tsé ça nous fait se demander ''lui c'était une victime ou un khmer rouge?''. Ah et compte tenu de l'ampleur du régime, ils ne peuvent pas arrêter tous les khmers rouges, seulement les leaders et chefs du régime.).
Donc voilà, cet homme a ouvert un musée des mines car il est devenu démineur après la guerre, un excellent démineur d'ailleurs puisque pendant sa période de soldat (il a reçu son premier fusil à 10 ans) il a lui-même posé nombre de ces mines. Il a également ouvert un orphelinat qui accueille principalement des enfants victimes des mines et leur offre la chance d'avoir une bonne éducation et un logis où la nourriture ne manque pas. Ces jeunes laissent donc leur famille dans l'espoir de faire un bon métier après et de pouvoir ensuite aider leur famille. L'orphelinat est financé par le musée. Je vous invite à faire un tour sur le site web et bien sûr, à faire un don si le coeur vous en dit! http://www.cambodialandminemuseum.org/menu.html
En soirée, on a eu la chance de faire un cours de cuisine cambodgienne. C'était d'autant plus le fun que partout ici il n'y jamais de cuisine dans les auberges et qu'on ne peut jamais cuisiner. On a appris la magie des rouleaux de printemps, de la salade de feuilles de banane, de la curieuse lasagne khmer (un mélange de tortillas de riz et de curry de poulet et de légumes, le tout gratiné) et du poulet à la khmer. Pour 12$ chaque on a eu un cours de presque trois heures incluant une visite au marché et on a mangé comme des porcs.
| Photo ne rendant pas l'étendue d'Angkor Wat |
Le lendemain on a visité la cité d'Angkor. C'est quand même dispendieux, on doit choisir entre un jour (20$), trois jours (40$) et une semaine (60$). On a donc fait qu'un jour, mais ça valait tout de même vraiment le coup. La plupart des monuments sont des ruines (datant du IVe siècle environ), mais on le restaure tranquillement, le site ayant été classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. C'est une vraie merveille pour les archéologues. Car en plus des monuments datant de l'empire du VIII et IVe siècles se trouvent enfouies (et maintenant dégagées pour certaines) des sépultures attestant une présence d'il y a plus de 4000 ans. Pour la visite on a loué des vélos, ce qui était idéal pour visiter à notre rythme et ce qui était très plaisant au soleil.
Le lendemain, on s'est retrouvé à ne pas trop savoir quoi faire. On est allé au vieux marché pour dîner et se promener, puis on est allé à un hopital pour enfant, qui fonctionne principalement avec des dons et qui soigne et opère les enfants de Siem Reap et du nord du Cambodge gratuitement. Chaque jours, ils reçoivent des centaines d'enfants, malaria, blessés par une mine, manque d'hygiène, maladies infantiles... Tout. Ils se déplacent même dans les villages pour donner des cours et faire un suivi. Les médecins qui y vont donnent de leur temps pour former du personnel aussi. On peut faire un don d'argent, mais aussi de sang, ce qui est très apprécié puisque ces derniers dons sont plutôt rares et pourtant si nécessaires! Pour environ 1000 dons l'an dernier, seulement 200 quelques provenant de cambodgiens. Premièrement, ils sont pauvres et n'ont pas vraiment le temps de le faire et deuxièmement plusieurs partagent une croyance selon laquelle tu perds un peu de la force de ton âme ou quelque chose du genre.
C'est ce qui conclu notre visite à Siem Reap. Ah oui, j'allais oublier, le Cambodge est vraiment la place où il y a le plus de mendiants et où les plusieurs vendent leurs produits ou services de la manière la plus insistante. Il y a notamment les infirmes et les enfants, mais aussi un peu n'importe qui. C'est triste à voir et ça fait mal au coeur de les chasser, mais on croit qu'il est préférable d'offrir à différents organismes qui sauront mieux les aider que nous.
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